Womale and male standing next to the kitchen counter top, looking at a laptop. Smiling.
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Alors que la croissance économique ralentit, la sécurité de l'emploi prend une place de plus en plus importante dans le choix d'un employeur. Elle joue même un rôle déterminant pour 58% des travailleurs (près de 6 sur 10), un pourcentage en progression de 6 points par rapport à l'an dernier. C'est ce qui ressort de la 26e édition du Randstad Employer Brand Research, la plus large étude indépendante consacrée à l'attractivité des employeurs en Belgique, menée auprès de plus de 11.000 Belges. Les travailleurs puisent ce sentiment de sécurité non seulement dans leur package salarial (58%), mais aussi dans la solidité financière de l'entreprise (52%) et dans la reconnaissance de leurs prestations (50%). 

À mesure que l'incertitude économique grandit, le besoin de sécurité d'emploi s'affirme chez les travailleurs belges. Pour six femmes sur dix (60%) contre 55% des hommes, il s'agit d'une condition importante au moment de choisir un employeur. L'âge entre également en jeu: plus les travailleurs avancent dans leur carrière, plus ils y sont sensibles. Chez les plus jeunes, cette proportion n'atteint encore que 47%, contre 68% chez les travailleurs nés entre 1965 et 1980. 

le secteur public est celui où la sécurité d’emploi importe le plus, le secteur ICT celui où elle compte le moins

La sécurité d'emploi ne pèse pas de la même façon dans tous les secteurs au moment de choisir un employeur. Dans la fonction publique, elle constitue un critère crucial pour près de trois quarts des répondants (74%). Les soins de santé (64%) et le transport (62%) suivent en deuxième et en troisième position. À l'autre extrémité du spectre, on trouve le secteur informatique, où moins de la moitié des travailleurs (47%) considèrent la sécurité d'emploi comme un facteur déterminant. La forte demande de profils IT et les nombreuses opportunités de carrière expliquent sans doute qu'ils se préoccupent moins de devoir retrouver un emploi. 

secteurs où la sécurité d'emploi pèse le plus dans le choix d'un employeur:

  1. secteur public (73,9%)
  2. soins de santé (64,1%)
  3. transport et logistique (62,3%)
  4. ressources humaines (61%)
  5. horeca et secteur sportif (58,9%)
  6. enseignement (58,9%)
  7. hi-tech (54,3%)
  8. vente et marketing (54%)
  9. finance (51,6%)
  10. construction (50,9%)
  11. ICT (47,4%)

sécurité financière et politique RH cohérent: deux éléments essentiels 

Qu'est-ce qui procure aux travailleurs ce sentiment de sécurité d'emploi? Au-delà d'un salaire fiable et d'avantages attractifs (58%), les répondants mettent surtout en avant la solidité financière et la stabilité de l'entreprise (52%), la reconnaissance des performances accomplies (50%) et une communication transparente et digne de confiance (43%). 

les facteurs qui contribuent le plus au sentiment de sécurité d'emploi:

  1. un salaire et des avantages fiables (58%) 
  2. une organisation financièrement saine et stable (52%)
  3. la reconnaissance des performances et la continuité de carrière (50%) 
  4. une communication transparente et fiable (43%) 
  5. des pratiques RH équitables et cohérentes (38%) 
  6. les possibilités de formation, de développement et le maintien de l'employabilité (32%) 
  7. une culture d'entreprise forte (27%)

Hommes et femmes accordent globalement une même importance à ces différents facteurs. Une différence ressort toutefois: une culture d'entreprise forte contribue davantage au sentiment de sécurité des hommes (32%) que des femmes (23%).

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Réduire la sécurité d'emploi à un simple contrat à durée indéterminée est aujourd'hui une vision dépassée. Les travailleurs portent désormais un regard très pragmatique sur leur employeur: ils recherchent non seulement une entreprise financièrement solide, mais aussi de la reconnaissance et une communication transparente. Dans un contexte économique plus incertain, ces éléments ne relèvent plus du simple confort: ils sont devenus de puissants leviers de rétention.

Wim Van der Linden
porte-parole chez Randstad.