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Afin de continuer à remplir son rôle social pendant la pandémie, Colruyt Group ne ménage pas ses efforts pour garantir le maintien de ses effectifs. À cet effet, il se tourne notamment vers les employés d’autres entreprises, actuellement en chômage temporaire. Il entend ainsi recruter quelque 400 nouveaux collaborateurs intérimaires pour poursuivre son activité commerciale.

situation « win-win » en temps de crise
Depuis le début de la crise du coronavirus, Colruyt Group est confronté à un besoin urgent de travailleurs supplémentaires, et pas seulement pour ses supermarchés. Au cours du mois dernier, un manque criant de main-d’œuvre s’est fait sentir dans la production, par exemple pour l’emballage de la viande, dans les centres logistiques et dans les points de vente. « Nous devons assumer notre responsabilité sociale », estime Ellen De Braekeleer, Head of Department Recruitment, Selection & Orientation chez Colruyt Group. « Les gens continuent à se rendre dans nos magasins Colruyt et OKay. Dans un premier temps, nous avons pu faire face à la demande grâce à une grande vague de solidarité en interne. Les collaborateurs de nos enseignes non alimentaires, qui étaient menacés de chômage temporaire, ont commencé à travailler dans nos magasins alimentaires. En outre, nous avons fait appel à des étudiants jobistes et à des intérimaires, qui sont venus nous prêter main-forte par le truchement de Randstad. »


effectifs insuffisants

Lorsque le gouvernement a pris des mesures supplémentaires pour garantir la sécurité dans les supermarchés, Colruyt Group a eu l’idée de ne pas seulement sortir ses propres employés du chômage temporaire. En effet, ces mesures ont entraîné de nouvelles tâches, comme la désinfection des caddies. Le groupe s’est rendu compte que le recrutement ordinaire n’allait pas suffire.
« Nous avons vu qu’en Allemagne des employés de McDonald’s avaient été mis au travail chez Aldi, explique Ellen De Braekeleer. Nous nous sommes renseignés pour savoir si une telle démarche était également possible chez nous, et lorsque cela s’est avéré être le cas, nous avons lancé un appel sur LinkedIn. Frieda Beeckman, notre contact chez Randstad, a immédiatement pris le relais pour concrétiser l’idée, en concertation avec notre Project Manager Laurens Bresseleers. »


decathlon, premier à saisir la balle au bond

Dans la pratique, les entreprises dont le personnel est au chômage technique transmettent une liste de salariés intéressés. Randstad s’occupe de la gestion administrative et veille à ce que les employés détachés puissent travailler chez Colruyt Group en tant qu’intérimaires. L’une des premières réactions est venue de Decathlon, qui voulait mettre 60 personnes à disposition. « Cette façon de faire profite à tous les intéressés, se réjouit Ellen De Braekeleer. Decathlon trouve une solution pour ses employés qui sont temporairement au chômage, le groupe Colruyt augmente son afflux de nouveaux travailleurs et Randstad a également pu sortir des personnes du chômage temporaire pour soutenir ce système sur le plan administratif. » Colruyt Group et Randstad tirent les leçons de cette première expérience pour passer à la vitesse supérieure. Ils examinent pour l’instant la manière de mettre plus rapidement au travail des candidats à des fonctions temporaires à l’aide d’une procédure proposant à ces candidats d’opter pour un système de placement.


400 personnes au travail en un rien de temps

Pour l’instant, il est encore impossible de prévoir le nombre de travailleurs dont Colruyt Group aura besoin. Il pourrait se produire un changement soudain de scénario si les collaborateurs du non-alimentaire devaient par exemple reprendre le travail dans leur propre enseigne. « Pour la logistique et la production, le déficit était déjà comblé, mais Colruyt Group avait besoin de 400 personnes supplémentaires dans nos magasins, précise Ellen De Braekeleer. Nous en avons déjà trouvé la moitié, et d’ici le 21 avril, nous voulons avoir rempli tous les postes vacants. »
« Nous avons réussi à faire face à la vague actuelle. Il s’agit maintenant de se préparer à la vague suivante, qui pourrait arriver très vite, notamment si nos jobistes ne revenaient plus après les vacances de Pâques en cas de reprise des cours – en ligne ou non – ou si certains intérimaires devaient retourner dans leur propre entreprise parce que celle-ci peut de nouveau les mettre au travail. Colruyt Group devra donc poursuivre ses efforts pour recruter de nouvelles forces vives. »

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