https://www.randstad.beOlivier-Crousel-portconnect
Faut-il donner une chance à un candidat qui n'a pas le bon diplôme ni aucune expérience pertinente ? Olivier Crousel, directeur général de PortConnect, a pris ce risque. Et le test s'est avéré tellement positif qu'il est prêt à renouveler l'expérience. 

Beaucoup dépend de la façon dont vous générez la confiance en soi auprès du travailleur non qualifié ou inexpérimenté.

Il y a un an, PortConnect engageait un nouveau planificateur logistique qui n'avait jamais vu un conteneur de près. Comme l'entretien d'embauche s'était bien passé, le directeur général Olivier Crousel a décidé de tenter le coup. « Nous avons noté que Simon était ambitieux et avait la capacité et le désir d'apprendre rapidement », explique-t-il. « C'était la première fois pour nous que nous mettions de côté le manque de formation et d'expérience, mais je n'hésiterais pas à reprendre la même décision aujourd'hui. »

We merkten dat Simon ambitieus was en zagen zijn vermogen en goesting om snel te leren”, vertelt hij. “Voor ons was het de eerste keer dat we het gebrek aan opleiding en ervaring naast ons neerlegden, maar vandaag zou ik het meteen opnieuw doen.

Si vous êtes un employeur qui prenez la peine de voir au-delà du CV et du manque d'expérience pendant un entretien d'embauche, vous finirez par trouver chez le candidat des signaux positifs. « Simon portait une tenue professionnelle tout en étant motivé, il nous a fait très bonne impression. On peut également tenir compte de compétences comme les connaissances linguistiques ou le discernement naturel, et dans notre cas de la capacité à établir un planning. »

miser sur la confiance en soi

Si vous franchissez le pas comme employeur, veillez à un suivi très strict et à un accompagnement intensif. « Nous avons attendu les premières semaines pour pouvoir évaluer correctement certains points », reconnaît Olivier Crousel. « A-t-il une affinité avec son travail ? Est-il résistant au stress? Si c'est le cas, il faut oser réagir rapidement. Il s'agit de choses très concrètes : augmenter peu à peu le nombre de tâches, choisir les bons collègues pour l'encadrer, introduire les bonnes formations, expliquer clairement dans quelle mesure ses tâches s'intègrent dans l'image globale de l'entreprise, et cetera. »

En moins d’un an, nous avons évolué vers une situation avec un travailleur inexpérimenté pleinement impliqué.

PortConnect est également restée à l’écoute. Des entretiens réguliers permettaient d’avoir une idée du ressenti de Simon par rapport à son nouveau travail. « Simon pouvait toujours venir nous voir en cas de questions et nous discutions régulièrement de son évolution. Le principal aspect reste toutefois la confiance en soi. Il faut être capable de la faire naître chez une personne qui a par exemple rencontré des difficultés dans sa vie d’étudiant. Si une personne à potentiel sent que vous voulez investir en elle afin qu’elle maîtrise un élément nouveau, vous augmentez dès lors considérablement en tant qu'employeur sa confiance en elle. »

 

garder l'esprit ouvert pour une situation gagnant-gagnant

Ce regain de confiance a veillé à ce que Simon retrouve l'envie de reprendre des études. Mais que faire quand le collaborateur dans lequel vous avez tant investi veut retourner sur les bancs de l'école? « Ne le voyez pas comme une menace mais plutôt comme une chance », conseille Olivier Crousel. « Avec Simon, nous avons cherché une solution intermédiaire qui lui permet de travailler chez nous à temps partiel. Nous nous sommes renseignés sur les possibilités offertes par les hautes écoles et sommes arrivés à des accords solides et à une situation gagnant-gagnant pour les deux parties. »