burn-out

Un burn-out ? Vous pouvez souvent déjà le voir venir. Bien plus encore, les collègues, les responsables hiérarchiques, les amis et la famille reconnaissent souvent un burn-out plus rapidement que le collaborateur en proie à un excès de stress. Il est possible d’arrêter, voire d’inverser le processus en prenant les mesures qui s’imposent en temps opportun. À défaut, le corps tirera lui-même la sonnette d’alarme, parce qu’il a besoin de recharger ses batteries à plat.

Il n’y a pas de fumée sans feu. En présence de symptômes, un burn-out évolue. Nous pouvons subdiviser les symptômes d’un burn-out en quatre catégories : les signes physiques, les signes émotionnels, les signes mentaux et les signes liés à une perte des sens.

"Lorsqu’on dépasse les limites, on le fait souvent inconsciemment", indique Pascale Van houte.

quatre signaux d’un burn-out imminent

 

  1. Signes physiques: à l’approche d’un burn-out, votre collègue, votre collaborateur ou votre ami souffre d’un manque d’énergie. Il dort mal et souffre d’une fatigue intense et sévère. Il a souvent mal au dos, au niveau de la nuque, etc., et souffre de problèmes gastriques et intestinaux.
     
  2. Signes émotionnels: votre collaborateur est irritable, plus anxieux. Il est frustré, plus souvent fâché, voire agressif. Il est moins motivé et moins sûr de lui.
     
  3. Signes mentaux: au niveau mental, il est possible de reconnaître un burn-out (émergent) aux problèmes de concentration, aux troubles de la mémoire, aux moindres performances, à une moindre capacité à relativiser les choses. Les personnes concernées ont des difficultés à prendre des décisions ou à résoudre des problèmes.
     
  4. Les signes de burn-out liés à la perte des sens: le collègue montre moins d’intérêt pour les objectifs à atteindre, trouve que son travail ne correspond plus autant à ses valeurs personnelles et professionnelles, mais il prend aussi moins de plaisir dans ses hobbies ou dans sa vie sociale en dehors du travail.

oser en parler

Vous notez qu’un collègue ou un membre de votre équipe dépasse ses limites? Dans ce cas, osez en parler. Adressez-vous sereinement à la personne en question, dans un endroit où vous ne serez pas dérangés. Ne la culpabilisez pas. Dites ce que vous constatez et que cela vous inquiète sur le plan humain. Pas en tant que collègue ou que chef, mais en tant que personne. Vous inciterez ainsi les personnes concernées à contacter les RH, la personne de confiance ou le médecin traitant, par exemple, avant qu’il ne soit trop tard! Prenez-la à part et veillez à ne pas être dérangé.