de retour au travail après une maladie de longue durée: Lieve.

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Alors que son entreprise commençait à démarrer, Lieve apprenait qu’elle avait un cancer du sein. Il s’ensuivit un traitement lourd d’une année, qui a aussi modifié le regard qu’elle porte désormais sur la vie et le travail. Après sa convalescence, Lieve a repris le travail au rythme d’un jour par semaine. « Retourner travailler, c’est se réintégrer. »

Lieve: « Ça fait du bien de ne plus être sur la touche. »

 

établir des priorités

Après avoir occupé plusieurs fonctions de management à l’échelle internationale auprès de différentes multinationales, Lieve Nolmans décide de tracer sa propre voie comme coach et chasseuse de tête. Son carnet de commandes se remplit rapidement, mais alors que Lieve passe un examen médical juste avant ses vacances, la mauvaise nouvelle tombe. « Les médecins ont diagnostiqué une tumeur maligne », explique Lieve. « C’est ainsi qu’a commencé une épreuve d’un an marquée par une opération et une chimiothérapie. À ce moment-là, j’ai parfaitement pris conscience des personnes qui me sont chères. J’ai également appris à libérer du temps pour ce qui ne fonctionnait pas avant, j’ai établi des priorités, mais j’ai aussi beaucoup réfléchi. J’ai réalisé qu’il était plus important pour moi d’être perçue comme une personne appréciée et une bonne mère plutôt que comme celle qui fait des heures supplémentaires et qui court partout. »

 

un poids supplémentaire

À l’époque, Lieve ne pensait pas vraiment à ce qu’elle voulait faire sur le plan professionnel. Elle savait cependant qu’après son traitement, elle échangerait sa carrière d’indépendante contre un emploi fixe. Lieve a frappé à la porte de chez Randstad et, même si elle a très vite eu un déclic, postuler fut une tout autre histoire. « Je voulais vraiment refaire partie de la population active. Car retourner travailler, c’est se réintégrer. Or quand vous franchissez la porte pour un entretien, vous n’apportez pas seulement votre bagage professionnel utile et vos compétences, mais aussi le poids de la maladie. »

« Quand vous vous remettez à chercher du travail après un traitement, vous n’apportez pas seulement votre bagage professionnel à l’entretien, mais aussi le poids de la maladie. »

 

travailler donne de l’énergie

Lieve a commencé à travailler pour Randstad par le biais du système de reprise progressive du travail. Aider les gens à trouver un emploi lui procure beaucoup d’énergie.

« Ça fait énormément de bien de ne plus être sur la touche. S’arrêter c’est reculer, je ne voulais plus être reprise dans la catégorie « malade ». Rester chez moi en permanence m’aurait rendue encore plus malade. Travailler me procure de l’énergie et de la satisfaction. En particulier dans ce secteur où je peux aider les autres. »

 

sortir de la spirale négative

« La leçon la plus importante que j’en tire? Vivez! Faites ce que vous aimez et pensez à la vie. C’est dommage d’avoir dû le découvrir de cette façon, mais j’en suis également reconnaissante. Ne restez pas dans une spirale négative avec vos interrogations sur ce qu’il va advenir. Il y a une vie après le cancer et il existe toujours un plan B, même s’il faut attentivement le chercher. »

 

L’impact d’une maladie grave sur la vie privée et professionnelle peut être considérable. Il n’est pas simple, ensuite, de reprendre pied dans la vie active.