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Le travail intérimaire a-t-il atteint un sommet historique? Cette question, nous nous la sommes déjà régulièrement posée depuis le début de la crise financière de 2008. Cela faisait un certain temps que le secteur n'avait plus été en mesure d'atteindre le niveau record de 2008. Comme si sa croissance continue depuis plus de 30 ans était arrivée à son terme. 
 
Au cours de cette période, l'ascension s'était parfois retrouvée interrompue par une récession, mais cela n'avait duré au maximum qu'une année, voire deux. Cette fois-ci, il s'agissait clairement d'une période plus longue. Au cours de cette période, le besoin de flexibilité des entreprises n'a absolument pas diminué. Mais apparemment, pour toutes sortes de raisons, le travail intérimaire n'a pas pu en profiter. Cela nous a amenés à soupçonner que d'autres formes de flexibilité (sous-traitance, travailleurs indépendants...) avaient le vent en poupe. 
 

records historiques

Mais en 2015, la tendance s'est toutefois inversée. Cette année-là, la Belgique a de nouveau atteint le niveau de 2008 et les années qui ont suivi ont enregistré de nouveaux records historiques. Cela signifie que, pour l'instant, la tendance à long terme de la croissance du travail intérimaire est encore préservée. Nous le constatons non seulement en Belgique, mais aussi dans nos pays voisins, les Pays-Bas, la France, l'Allemagne et le Luxembourg, ce qui signifie qu'il s'agit bien d'une tendance structurelle du marché du travail. 
 

ancrage local

Il existe également des cas similaires en dehors de l'Europe, comme au Canada et, dans une moindre mesure, au Japon. Pourtant, on ne peut pas parler d'une tendance mondiale. Sur trois des plus grands marchés du monde (États-Unis, Australie et Royaume-Uni), il n'est pas question de nouveaux records. Cela vaut aussi pour Europe de l'Est (Pologne, République tchèque). Cela montre que le travail intérimaire est encore très ancré dans le contexte local.


le mieux placé

Le passé n'est évidemment pas garant de l'avenir. Mais quand on voit à quelle vitesse
le travail intérimaire a réagi à l'éruption de la pandémie, nous sommes quasiment certains que la croissance de cette forme de flexibilité n'a pas encore rendu son dernier souffle. Pour la Belgique, nous ne pouvons que constater que pour de nombreux nouveaux défis (partage de personnel, trajets de transition, etc.), le secteur du travail intérimaire est de loin le mieux placé pour faire la différence sur le terrain. 
 
Espérons que les décideurs politiques en tiendront compte à l'avenir!


Jan Denys, expert du marché du travail Randstad Group Belgium.