gand s'avère être l'administration locale la plus populaire.

En 2018, les plus grandes villes belges ont été reprises pour la première fois dans l'enquête de Randstad sur l'image de marque d’employeur. Du côté flamand, Gand a décroché l'or. L’administration communale a réussi à faire de sa forte image de marque de ville une solide image de marque d'employeur. « Fière, obstinée et parfois un peu excentrique ».

Outre une longue liste de grandes entreprises privées, l’étude de Randstad examine chaque année un secteur supplémentaire. Après le non marchand, les organisations internationales et les acteurs disruptifs, entre autres, ce sont les grandes villes belges qui ont fait l’objet d’une radioscopie en 2018. Le résultat ? Les administrations communales sont immédiatement apparues comme étant le secteur le plus attractif. Même le secteur pharmaceutique et les médias ne font pas aussi bien.


la RSE est notre cœur de métier

Le responsable de département Klaartje Huyge n'en est pas surpris: « Chaque collaborateur d'une administration locale apporte une contribution active et directe à la ville, à ses habitants et à ses visiteurs. Alors que beaucoup d'autres employeurs doivent chercher un sens ou du moins consentir un effort supplémentaire à cette fin, la RSE est notre cœur de métier. Et il s'agit là d'un aspect attractif. Les personnes remarquent immédiatement l'impact de leur travail sur la vie quotidienne des habitants et des visiteurs de leur ville. »

L'intérêt social est bien sûr une priorité dans chaque collectivité locale, mais la ville de Gand a décroché la palme dans ce domaine lors de la 18e édition des Randstad Awards. La forte image de marque de la ville y est-elle pour quelque chose ? L’échevin du personnel Bram Van Braeckevelt : « Le city marketing et l’employer branding sont les deux faces d'une même pièce. Nous nous profilons dans les deux comme une ville sincère et authentique. Fière et critique, mais aussi un peu obstinée et excentrique de temps à autre. Il ne s'agit pas là d'un discours promotionnel, mais de l'esprit gantois dans sa globalité. »

« Nos collaborateurs remarquent immédiatement l'impact de leur travail sur la vie quotidienne des habitants et des visiteurs de leur ville. » - Klaartje Huyge



« briller pour Gand »

Les Gantois sont particulièrement fiers de l'esprit pionnier de leur ville, selon l’échevin: « Malgré les limites qui nous sont imposées en tant qu'employeur du secteur public, nous voulons aussi être innovants au niveau des ressources humaines. La récente suppression des nominations permanentes au profit de nouveaux engagements est l'une des mesures prises dans ce sens. Sur la base du principe d’égalité, nous rationalisons autant que possible les conditions des employés statutaires et contractuels. Ainsi, chaque emploi sera dorénavant rémunéré de la même manière. »

« La fierté est également le fil conducteur de notre campagne d'image de marque d'employeur « Schitteren voor Gent » (exceller au profit de Gand). Nous avons mis en vedette un certain nombre de collaborateurs-ambassadeurs – nos Gantois –: une aide-soignante, un poseur de pâvés, une assistante sociale ... Nous avons cherché des « matches » qui n'étaient pas d'emblée évidents. Il y a une femme ingénieur et un gardien d'enfants. » - Klaartje Huyge.



former, la nouvelle façon de recruter

La campagne est également très diversifiée. Après tout, chaque habitant de Gand doit pouvoir s'identifier au personnel de la ville. Bien qu'il y ait encore du travail à faire dans ce domaine, l’échevin et chef de service l'admet. Klaartje Huyge: « L'ambition est d'avoir des nouvelles recrues aussi diversifiées que la population de Gand elle-même. Mais nous sommes bien conscients du fait que les procédures de candidature fixes et les exigences souvent strictes en matière de diplôme ou d'expérience constituent parfois des seuils élevés. En collaboration avec la Flandre, nous devons essayer d'assouplir la législation. »

Bram Van Braeckevelt: « Les chiffres ne mentent cependant pas: avec quelque 12.000 demandeurs d'emploi et autant d'emplois vacants, il existe une sérieuse inadéquation sur notre marché du travail local. Former est donc la nouvelle manière de recruter. » À titre d'illustration : pour renforcer cette idée, l'administration communale de Gand soutient, dans le domaine politique Emploi et Économie social, le projet pilote du FSE « Open Hiring ». Celui-ci prévoit que les personnes peuvent accéder à un emploi sans examen de leur CV ni entretien d'embauche. La motivation est le seul critère de sélection, le reste étant la formation sur le terrain.

« Avec quelque 12.000 demandeurs d'emploi et autant d'emplois ouverts, il existe une sérieuse inadéquation sur notre marché du travail local. » – Bram Van Braeckevelt


la passion du service

Une constante apparaît dans toutes les éditions de l'étude Randstad: en matière de sécurité d'emploi et d'équilibre vie professionnelle et vie privée, les pouvoirs publics font mieux que tous les secteurs privés. Il faut naturellement se garder des raisonnements clichés. « En tant qu'employeur local, l'équilibre entre vie professionnelle et vie privée que nous offrons est bien sûr un avantage concurrentiel par rapport à ce qu’offrent les grands acteurs privés d'Anvers ou de Bruxelles, par exemple », reconnaît Klaartje Huyge.

« Mais la passion d'une personne pour le service doit être plus forte que son envie de quitter le travail à cinq heures. Si ce n'est pas le cas, la sonnette d'alarme se déclenchera durant la procédure de sélection, car beaucoup de services de la ville ont tout sauf un rythme de neuf à cinq. En outre, nous testons autant que possible les compétences, les talents et le potentiel des candidats. »

 

un gigantesque marché de l’emploi interne

Les gens font traditionnellement de longues carrières au sein des administrations locales. « Il est essentiel de pouvoir faire quelque chose de différent de temps en temps pour rester motivé et résilient », souligne l'échevin du personnel. « C'est pourquoi nous encourageons la mobilité interne. Dans ce cadre, nous soutenons nos collaborateurs du mieux que nous pouvons. La personne qui souhaite essayer beaucoup d'emplois temporaires ou d'environnements de travail différents au sein de la ville de Gand, peut par exemple rejoindre notre équipe mobile, une sorte de bureau intérimaire interne. »

À l'heure actuelle, Gand peut déjà pourvoir environ 20% des 1.000 postes vacants sur une base annuelle grâce à des mouvements internes. Klaartje Huyge: « Parfois, cela se passe au sein de l'équipe ou d’un même service, mais les personnes peuvent aussi changer de service. Ce gigantesque marché du travail interne, avec tous ses secteurs et ses niches, est en même temps l'un des atouts majeurs d'une grande administration locale. Et il n'y a pas que les jeunes qui sont attentifs à cet aspect. »

« Le gigantesque marché du travail interne, avec tous ses secteurs et ses niches, est l'un des atouts majeurs d'une grande administration locale. » – Klaartje Huyge


« tuupe tegoare » à la gantoise

La question clé reste de savoir comment le département RH parvient à faire en sorte que tout le monde soit sur la même longueur d’onde dans tous ces départements. Klaartje Huyge: « À l’époque de la fusion de la ville et du CPAS, nous nous sommes attelés à chercher au sein des équipes ce qui nous reliait. Puis, nous avons jeté les bases de notre culture organisationnelle: plus de personnes, plus de solutions et moins de règles. »

Depuis lors, le département RH a mis en place des initiatives à l'échelle de l'organisation pour donner vie à cette culture, tandis qu’il facilite et soutient également de nombreuses actions décentralisées. Klaartje Huyge: « Il va sans dire que 10.000 collaborateurs ont besoin d'un cadre commun, mais ils veulent aussi avoir la marge de manœuvre nécessaire pour le mettre en œuvre eux-mêmes. Par exemple, la Journée des Collègues ou la Journée des compliments organisée par le Groendienst est complètement différente de celle du Stedebouwdienst. « Tuupe tegoare » (être ensemble) donc, mais chacun à sa manière. »

concordance entre image interne et image externe

Cette approche à la gantoise porte ses fruits. Klaartje Huyge: « 74% des collaborateurs interrogés dans le cadre de notre dernière enquête sur le bien-être parlent en termes positifs de la ville de Gand et plus de 40 % nous recommandent aussi activement au sein de leur cercle de connaissances. Le hasard a fait que nous venions de prendre connaissance des résultats de notre enquête sur le bien-être lorsque nous avons reçu le Randstad Award. Le fait que notre image externe correspond si bien à ce qui se vit en interne est une bonne chose. »


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