le travail intérimaire n’offre aucun avenir … et 5 autres mythes tenaces sur l’intérim.

Le travail intérimaire suscite encore de nombreux préjugés. Beaucoup voient les intérimaires comme des « sous-travailleurs » corvéables à merci par des entreprises qui refusent de leur proposer un contrat fixe. Une étude réalisée à la demande de Federgon en 2017 auprès de 10 000 intérimaires par le bureau d’études Ipsos démontre le contraire. Les 656 281 intérimaires employés en 2017 constituent un bel échantillon représentatif du marché du travail actuel : des étudiants jobistes aux plus de cinquante ans.

 

Tordons le cou aux 6 mythes les plus tenaces (et exposons les raisons pour lesquelles ils ne tiennent pas):

mythe 1: le travail intérimaire ne concerne que les jobs dont personne ne veut

Voilà bien un préjugé monumental. Il est faux: deux tiers des intérimaires travaillent tout simplement pendant les heures de bureau, dans des emplois variés avec une prépondérance dans les services (62%) et l’industrie (28%). Un exemple typique d’emploi intérimaire ? Celui de magasinier (12%), de collaborateur administratif (21%) ou de vendeur (17%). Avec un pourcentage de satisfaction de 86 %, les intérimaires sont d’ailleurs tout sauf des travailleurs frustrés. 82% d’entre eux recommanderaient même l’intérim à leurs amis et à leurs proches.

 

mythe 2: le travail intérimaire ne convient qu’aux personnes peu qualifiées

Seules les personnes peu qualifiées pousseraient la porte d’une agence intérim… Détrompez-vous : près d’un tiers des travailleurs temporaires (31,5%) ont un diplôme d’études supérieures. Et 16 % des intérimaires ont suivi une formation complémentaire en 2017, notamment dans les domaines de la prévention, de la logistique ou de l’administration. Les raisons d’opter pour l’intérim sont très diverses, mais peuvent se subdiviser en 5 catégories:

  • 7 % cherchent à acquérir une expérience utile: les chasseurs d’employabilité
  • 10 % désirent être rapidement mis au travail: les chercheurs d’emploi
  • 14 % souhaitent un salaire d’appoint: les « extra earners »
  • 33 % y voient un tremplin vers la stabilité: les chercheurs de stabilité
  • 35 % combinent travail temporaire et études: les étudiants travailleurs

 

mythe 3: le travail intérimaire n’offre pas la perspective d’un emploi permanent

Minimisez-vous, par l’intérim, vos chances de décrocher un emploi fixe? C’est plutôt le contraire. Deux tiers des intérimaires ont, dans l’année, signé un contrat fixe. Pour un certain nombre d’entreprises, l’intérim représente, en effet, le canal de recrutement le plus important: 41% des travailleurs engagés sous contrats fixes étaient auparavant intérimaires, souvent dans la même entreprise. Le travail temporaire est donc un tremplin vers un emploi fixe dans bien des cas.

 

mythe 4: le travail intérimaire amenuise la sécurité de l’emploi

Les travailleurs ne cherchent pas tous la sécurité de l’emploi: 29 % des intérimaires ne veulent pas d’un emploi fixe. Ce qui importe pour eux, c’est précisément la flexibilité qu’offre l’intérim.

Il en va de même pour les entreprises: elles entendent disposer de personnel en toute souplesse en cas de surcroît d’activité, pour un remplacement, en cas d’externalisation… Un tiers des entreprises ont eu recours à l’intérim, l’année dernière. Le travail temporaire joue, par ailleurs, un rôle majeur dans l’activation des gens sur le marché du travail (voir aussi mythe 5).

 

mythe 5: le travail intérimaire n’offre pas d’opportunités (d’avenir)

Le travail intérimaire est-il une voie à sens unique? Non: le travail intérimaire est, pour les groupes plus vulnérables, un levier de choix pour jouer un rôle actif sur le marché du travail :

  • 19 % des intérimaires étaient auparavant chercheurs d’emploi.
  • 20 % des intérimaires ont un arrière-plan migratoire.
  • 22 % des intérimaires sont peu qualifiés.
  • 11,4 % des intérimaires ont plus de cinquante ans.

 

Pour ne rien gâcher, le secteur de l’intérim fait de plus en plus appel aux groupes inactifs, tels que les pensionnés, les femmes ou les hommes au foyer et les minimexés. Ce caractère de réactivation est renforcé par l’engagement, en 2017, de près de 4 300 travailleurs intérimaires venus d’Afghanistan, d’Irak et de Syrie.

 

mythe 6: les intérimaires ne jouissent pas des mêmes droits que les collaborateurs sous contrat fixe

Vous êtes, en tant qu’intérimaire, titulaire d’un statut social à part entière et vous jouissez des mêmes avantages que les autres travailleurs sous contrat fixe. Vous avez également droit à une pension légale, au pécule de vacances, à un salaire et à une assurance accidents du travail.

En bref: le travail intérimaire est-il un « sous-travail »? Absolument pas. Il n’existe pas de travailleurs intérimaires ou d’emplois intérimaires types.

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