le recrutement chez Microsoft: nos talents peuvent s'offrir le luxe de faire du shopping.

Année après année, la Randstad Employer Brand Survey révèle que Microsoft est un employeur attractif. Pourtant, la technologie est un secteur exigeant, qui évolue à une allure effrénée. Mais où réside le secret de ce vétéran du monde de la technologie?

 

 « Le changement est la seule constante dans le secteur technologique. Et il s'agit là d'un défi pour tous », souligne Kris Wauman, HR Manager. « Mais chez Microsoft, nous ne pouvons engager que des gens qui embrassent le changement. Pour être et rester performant dans notre organisation, il faut être capable de faire face à une telle dynamique et être prêt à apprendre tous les jours. »

 

non pas un emploi, mais une carrière

 « Alors qu'auparavant, nous étions enclins à recruter sur la base d'une liste de critères, nous recherchons aujourd'hui des personnes qui sont prêtes à affiner continuellement leurs compétences », poursuit-il. « Les candidats apportent leur bagage académique ou une expérience acquise auprès d'employeurs précédents, et c'est très précieux. poursuit-il. Cependant, cette expertise n'est pas suffisante pour réussir dans le secteur technologique dont l’évolution est rapide. »

« Nous ne recrutons pas les personnes pour un poste spécifique, mais pour une carrière au sein de Microsoft », s’entendent dire les candidats. Kris Wauman: « Sommes-nous uniques en cela? Peut-être pas. Mais je ne peux que souligner que c'est comme cela que nous procédons dans la pratique. Chaque collaborateur bénéficie d'un parcours d'apprentissage individuel, suivi de près par les RH et le supérieur direct. »

« Le changement est la seule constante dans le secteur technologique. Et il s'agit là d'un défi pour tous. »

 

une passion pour la technologie

Certaines formations sont obligatoires, notamment l'obtention d'une série de certificats techniques. En outre, les collaborateurs de l'organisation vente sont formés en permanence, le but étant qu'ils puissent présenter les solutions techniques dans un langage compréhensible pour tout le monde. Kris Wauman: « Nous avons quelques spécialistes techniques en interne, par exemple dans le domaine du cloud computing, mais la majeure partie du travail de programmation est effectuée au siège de Redmond, aux États-Unis. En Belgique, nous recherchons principalement des profils commerciaux qui ont une passion par la technologie. »

Concrètement, Microsoft Belux pourvoit 40 à 50 postes vacants par an. Sur un effectif de 230 personnes, ce n'est pas un chiffre négligeable. L'entreprise génère un bon chiffre d'affaires et il y a beaucoup de mobilité interne. Les collaborateurs sont encouragés à toujours assumer de nouveaux rôles. Le RH Manager admet cependant que les possibilités d'évolution au sein de l'organisation belgo-luxembourgeoise ne sont pas illimitées: « Nous pouvons compter sur notre communauté mondiale pour cela. Certains collaborateurs déménagent à terme aux États-Unis pour occuper un poste au siège de Microsoft. »

 

pas de débauchage

Microsoft cible les jeunes qui terminent leurs études, les débutants qui ont jusqu'à 4 ans d'expérience professionnelle et les profils seniors. Mais le géant de la technologie n'est pas le seul à pêcher dans le vivier des talents, loin s'en faut. Kris Wauman: « La technologie et l'analyse des données font leur entrée dans les services et les processus de presque toutes les entreprises de tous les secteurs. De plus, nous ne débauchons pas les gens chez nos partenaires, cela ne se fait pas. « Microsoft collabore en effet avec un réseau de revendeurs qui, dans notre pays, emploie quelque 70.000 personnes et dessert entre 4.000 et 5.000 entreprises.

Interrogé sur la concurrence que livrent les innombrables start-up et scale-up de la technologie, le responsable des RH relativise.

« Il nous arrive de perdre un candidat au profit d'une start-up. Mais mon sentiment est que beaucoup préfèrent l'encadrement, l'échelle et l'impact d'un acteur international. »

 

la notoriété, un atout

Concernant l'impact de la marque consommateur, Eris Wauman explique: « Elle joue incontestablement en notre faveur. Bien que souvent, les candidats connaissent nos logiciels depuis leur enfance, ils ne savent pas, par exemple, que le cloud est le domaine dans lequel nous générons la plus forte croissance et innovons le plus. Il y a donc là du pain sur la planche.

De plus, la jeune génération regarde peut-être davantage vers les Google, Apple et Amazon de ce monde. Ces acteurs présentent par ailleurs leur marque d’employeur d'une autre manière sur le marché. Dans ce contexte, la déclaration de notre CEO Satya Nadella est typique : ‘You join here, not to be cool, but to make others cool’ ».

Microsoft se concentre principalement sur sa culture d'entreprise, qui est axée sur la flexibilité et l'autonomie. Kris Wauman: « Les collaborateurs se voient fixer des objectifs à atteindre, mais nous ne contrôlons pas ce qu'ils font. En d'autres termes : la liberté de travailler où et quand ils le souhaitent est absolue. Certains diront que notre culture d'entreprise est très axée sur la performance, mais vous avez parallèlement de multiples occasions de vous développer et de vous épanouir. »

« La jeune génération regarde peut-être davantage vers les Google, Apple et Amazon de ce monde. »

 

à l'américaine mais avec une touche locale

L'organisation au Belux reste fidèle à la culture d'entreprise et aux descriptions de fonction américaines, tout en mettant l'accent sur des aspects différents ici et là. Kris Wauman: « Si nous lançons une campagne pour nos stages, par exemple, il est important pour l'authenticité de recueillir des témoignages locaux. Et la voiture de société reste l'avantage extra-légal par excellence ici. Nous devons en tenir compte dans l'élaboration des packages salariaux. De plus, les nombreuses possibilités d'apprentissage constituent un atout incroyable! »

 

Car ce n'est un secret pour personne : Microsoft est connu pour être un employeur qui paie bien et cela contribue aussi à attirer les talents. « Nos salaires sont très compétitifs », confirme le responsable des RH. « À noter que nos collaborateurs bénéficient également de nombreux autres avantages. Nous avons, par exemple, porté le congé de maternité à 20 semaines et les nouveaux pères sont autorisés à rester à la maison pendant 6 semaines au lieu des 10 jours prévus par la loi. Notre personnel travaille très dur, mais il y a des moments où il faut être avec sa famille pour conserver un équilibre de vie. »

« Notre personnel travaille très dur, mais il y a des moments où il faut être avec sa famille pour conserver un équilibre de vie. »

 

du shopping parmi les employeurs

Enfin, même dans le monde pressé de la technologie, la recherche d'un équilibre entre vie professionnelle et vie privée joue un rôle. Kris Wauman: « Nous recevons régulièrement des questions concernant les vacances et la flexibilité. De plus, les candidats attachent une importance croissante aux aspects de la RSE. Ils veulent savoir dans quelle mesure vous êtes soucieux de l'environnement et comment cela se traduit concrètement. Ils vous demandent aussi où vous installez vos centres de données et quel est leur impact écologique. »

 

Et il faut s'attendre à ce genre de questions, parce que le vivier de talents dans lequel puise Microsoft peut s'offrir le luxe de faire du shopping parmi les employeurs. Autre fait marquant: le monde informatique belge est petit. « Lorsqu'une personne quitte Microsoft, nous la retrouvons souvent au sein de notre réseau de partenaires », dit en conclusion le responsable des RH. « Il y a aussi ceux qui reviennent après quelques années. Ce n'est pas un problème, notre porte est toujours ouverte aux talents. »

 

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