Abrahem, informaticien originaire de Syrie: ils avaient non pas 1, mais 2 emplois à me proposer.

Imaginez que vous deviez vous intégrer dans un pays étranger, à plus de 3 000 kilomètres de votre pays d’origine. Un pays dont vous ne connaissez ni la culture, ni les gens, ni la langue, ni bien sûr... le marché du travail. Se lancer un tel défi, s’adapter entièrement à un nouveau lieu de vie et à une nouvelle culture, voilà une décision qui ne se prend pas à la légère. Certains pourtant le font. À l’image d’Abrahem Ahmad, originaire de la région kurde de Syrie.  « Comme beaucoup de migrants, je suis arrivé en Belgique via l’Allemagne », nous confie-t-il. « Mon épouse habitait déjà en Belgique depuis quelque temps. » Pour trouver du travail, ce Syrien de 33 ans a dû faire preuve de persévérance. Il y a trois ans, après de longues recherches infructueuses, il s’est tourné vers Randstad et a trouvé un emploi.  

son histoire

Le choix d’Abrahem de quitter la Syrie pour s’installer en Belgique n’a pas été motivé par des raisons socio-économiques. Mais par l’amour. 

« J’avais une bonne situation professionnelle à Duhok », explique-t-il, se rappelant sa vie dans le nord de l’Irak. « Finalement, j’ai déménagé à Anvers pour rejoindre mon épouse. » Le couple y vit encore aujourd’hui.  

Comme beaucoup de migrants, Abrahem a connu des difficultés financières. Pour les nouveaux arrivants, la barrière de la langue ou la non-reconnaissance des diplômes constituent autant d’obstacles à l’accès au travail et compliquent fortement leur vie ici. Abrahem est également passé par là. 

« J’ai parlé à Randstad de mes problèmes financiers et leur ai indiqué que je voulais trouver du travail au plus vite. » Ingénieur informatique dans son pays d’origine, Abrahem espérait trouver ici un emploi similaire. Il a été aiguillé vers Randstad RiseSmart Employability, une division de Randstad Belgique qui prend en charge les personnes très éloignées du marché du travail. Là, il a rencontré Egle Rimsaite. Celle-ci a fait en sorte qu’Abrahem puisse prendre part au programme Work for Integration, qui aide les nouveaux arrivants à décrocher un emploi. Randstad est partenaire de ce programme en Italie et en Suède.  

Le programme Work for Integration est soutenu par diverses organisations telles que la Ville d’Anvers et le CPAS. Il aide les réfugiés à Anvers à trouver un emploi – si nécessaire au moyen de cours de langue, de formations sur le tas et d’orientations professionnelles. Un programme dont a également pu bénéficier Abrahem. 

« Je suis allé chez Randstad, et le jour même, ils m’ont appelé pour me dire qu’ils avaient non pas un, mais deux emplois à me proposer. J’ai pu choisir ! »


Selon Egle, Abrahem a tout de suite fait très bonne impression: « Il devait repartir de zéro et a pourtant fait preuve d’un dynamisme et d’une motivation qui m’ont beaucoup impressionnée. »

Abrahem a décroché un emploi chez Tech Data Belgium, une société spécialisée dans les solutions « endpoint ». « Je travaille dans la gestion des données, ce qui est plus ou moins en rapport avec mon diplôme, j’en suis donc très heureux!

 

apprendre la langue

À son arrivée en Belgique, le plus grand défi était d’apprendre la langue. « Je voulais à tout prix apprendre le néerlandais, mais j’avais très peu de temps et je n’avais pas la possibilité de suivre des cours », se souvient-il. « Je comprends bien ce qu’on me dit, mais j’ai beaucoup de mal à parler. »

Heureusement, Tech Data était disposée à l’aider. Bruno Wouters, inbound shift manager de l’entreprise, a pris Abrahem sous son aile.« Il y a cinq ou six ans, nous n’aurions jamais embauché des gens qui ne maîtrisaient pas le néerlandais. Aujourd’hui, toute personne ayant une connaissance de base de la langue est la bienvenue. Même ceux qui ne la parlent pas couramment. »  

Bruno Wouter de Tech Data exprime son enthousiasme: « Je veux donner des chances aux personnes motivées. Quelles que soient leurs origines. Le principal est qu’elles montrent leur disposition à apprendre et leur motivation à travailler. »


notre objectif

En 2017, Randstad s’est engagée à influencer positivement la vie professionnelle de 500 millions de personnes dans le monde d’ici 2030. La mission de RiseSmart Employability et le soutien d’initiatives telles que Work for Integration ne s’inscrivent donc pas seulement dans l’ADN de Randstad. Ils font également partie de cet engagement plus large