de plus en plus d'étudiants travaillent en dehors de l'été.

Au cours de cet été, Randstad a mis au travail 6% d’étudiants en plus qu’à l’été 2017. D’une part, le prestataire de services RH indique que cette augmentation ne fait que confirmer la progression du nombre d’étudiants jobistes dans notre pays depuis plusieurs années. D’autant que la conjoncture et la météo radieuse de cette période n’ont pas manqué de jouer un rôle positif également. D’autre part, l’augmentation est moins marquée que l’an dernier (11%). Rien de bien surprenant selon Randstad. La proportion d’étudiants travaillant durant les mois d’été est déjà très élevée (72% selon l’étude de Randstad consacrée aux étudiants) mais en plus, ils sont de plus en plus nombreux à travailler (également) en dehors de la saison estivale. Le nombre d’étudiants mis au travail par Randstad en dehors de l’été a en effet progressé de 14% cette année.

de plus en plus d’étudiants au travail

Dans notre pays, quelque 522.765 étudiants (source ONSS) ont travaillé sous contrat d’étudiant en 2017. Randstad prévoit que ce record sera encore battu en 2018.

Depuis le début des mesures en 2004, l’étude de Randstad consacrée aux étudiants fait état d’une augmentation du nombre d’étudiants jobistes. Au début, les étudiants travaillaient surtout en été. Grâce à l’assouplissement progressif de la réglementation, qui a rendu la mise au travail d’étudiants également plus avantageuse durant le reste de l’année – aujourd’hui, les étudiants peuvent travailler 475 heures par an à des conditions très avantageuses, de plus en plus d’étudiants travaillent désormais aussi en dehors de l’été.

 

plafond?

Selon une enquête interne menée auprès des consultants Randstad spécialisés dans la mise à l’emploi des étudiants, certains étudiants travaillent tellement qu’ils atteignent déjà le plafond des 475 heures à la fin de l’été. Ces conclusions corroborent les chiffres publiés précédemment par la caisse d’allocations familiales MyFamily, qui avait révélé qu’un étudiant jobiste sur sept perdait son droit aux allocations familiales pour avoir trop travaillé.

capricieux

Cette même enquête fait apparaître que les étudiants sont plus capricieux qu’il y a quelques années. Car s’ils sont plus disposés qu’avant à accepter de petites missions – ils ne perdent plus une journée entière par mission entamée -, la loi de l’offre et la demande fait son effet. Comme ils sont très demandés, les étudiants ont tout logiquement plus de choix et donnent la préférence, selon les consultants Randstad interrogés, à des jobs offrant des horaires et un salaire intéressants. L’accessibilité joue également un rôle, surtout parmi les étudiants qui n’ont pas de permis de conduire ou ne disposent pas d’un véhicule.