sur le marché du travail, l’écart entre les femmes et les hommes diminue.

La féminisation est le plus important développement qu’a connu le marché du travail ces cinquante dernières années. De plus en plus de femmes font leur entrée sur le marché du travail. L’écart avec les hommes, à l’origine considérable, a progressivement diminué. En Belgique, on constate encore un écart de 8 points de pourcentage en ce qui concerne le taux d’emploi. 74,5 % des hommes âgés de 20 à 65 ans travaillent, contre 66,5 % des femmes. En deux ans à peine, l’écart s’est réduit de 2 points de pourcentage. En 2000, l’écart était encore de 20 points de pourcentage.

pas mal, mais peut mieux faire

Avec un écart de huit points de pourcentage, notre pays ne se classe pas trop mal parmi les pays d’Europe. La Belgique se situe bien en dessous de la moyenne européenne. Mais nous ne faisons pas partie des meilleurs élèves. Pas moins de neuf pays obtiennent un meilleur score: les pays scandinaves, bien entendu, les trois États baltes, la France, le Portugal et la Slovénie. Il est surprenant de constater que parmi nos voisins, seule la France connaît un écart moins important. Les Pays-Bas et le Royaume-Uni enregistrent un écart plus important, et l’Allemagne, un écart similaire. En revanche, le taux d’emploi des femmes dans ces pays est beaucoup plus élevé qu’en Belgique. Il ne s’agit donc pas seulement de réduire l’écart, mais aussi d’augmenter le taux d’emploi des femmes. Il est clair que pour la Belgique, c’est là que se trouve le plus grand potentiel.

Les pays qui enregistrent les écarts les plus importants en ce qui concerne le taux d’emploi sont l’Italie, l’Espagne, et certains pays d’Europe de l’Est.

 

des efforts importants sont nécessaires à Bruxelles

Il est intéressant de noter les différences entre les régions. La Wallonie et la Flandre sont en dessous de la moyenne belge, Bruxelles, bien au-dessus. Avec un taux d’emploi des femmes d’à peine 56 %, Bruxelles enregistre un score de douze points de pourcentage en dessous de la moyenne européenne. Même si l’on tient compte du fait que les chiffres concernant l’emploi à Bruxelles sont quelque peu sous-estimés, il est clair que Bruxelles a encore un énorme retard à rattraper.

 

  H   F   écart
Lituanie 79     77.4     1,6
Finlande 78.5   75.8   2,7
Lettonie 79.3   75.5   3,8
Suède 84.4   79.7   4,7
Slovénie 79.7   72.9   6,8
France 75.2   68.1   7,1
Wallonie 68.2   61.1   7,1
Danemark 81.9   74.7   7,2
Portugal 79.9   72.7   7,2
Estonie 84   76.3   7,7
Flandre 79.3   71.5   7,8
Belgique 74.5   66.5   8
Allemagne 84.6   76.6   8
Bulgarie 79.3   70.7   8,6
Autriche 81.2   72.4   8,7
Luxembourg 77.2   68.1   9,1
Pays-Bas 84.8   75.5   9,3
Royaume-Uni     84   74.6   9,4
UE 79.6   68.2   10,4
Croatie 72   61.5   10,5
Bruxelles 67.4   56   11,4
Chypres 81.7   70.1   11,6
Espagne 74   62.1   11,9
Irlande 81.4   69   12,4
Slovaquie 79.9   66.9   13
République tchèque   87.7   72.7   15
Pologne 80.7      65.3      15,4
Hongrie 83.1   67.6   15,5
Roumanie 80.3   61.3   19
Italie 73.4   53.8   19,6
Grèce 71.3   51.3   20
Malte 86.7        66.7        20

Source: calculs propres basés sur l’enquête d’Eurostat Labour Force Survey.